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[Tribune] Pourquoi ne puis-je même pas être un simple visiteur face à mon propre dossier ?

뉴스비타민 기자 deok1506@daum.net 입력 2026/09/25 09:15 수정 2026.09.25 09:19
Lee Seung-hoon, secrétaire général de la Montaigne Overseas Adoption Alliance (MOAA)

[뉴스비타민=뉴스비타민기자]

 

Le 23 septembre dernier, j'ai passé de longues heures au téléphone, alternant entre le responsable de la protection de l'enfance de la mairie de Suwon et un agent du Centre national des droits de l'enfant (NCRC). Un adopté à l'étranger avait demandé à se rendre à la mairie pour consulter lui-même les documents relatifs à son adoption, et cette demande lui avait été refusée. La mairie m'a répondu : « Qu'il obtienne ses documents par l'intermédiaire du NCRC. » Interrogé à son tour, le NCRC m'a répondu : « Qu'il fasse une demande d'accès à l'information, ou bien c'est à la mairie de Suwon de s'en occuper. » À ma question de savoir s'il existait un moyen pour l'intéressé de venir vérifier sur place, aucun des deux n'a donné de réponse claire. Pendant que la mairie renvoyait vers le NCRC et le NCRC vers la mairie, seul celui qui frappait à la porte de l'institution conservant son propre dossier restait sans issue.

Depuis l'entrée en vigueur du système public d'adoption en juillet 2025, la gestion des archives d'adoption et le traitement des demandes d'accès à l'information ont été centralisés au NCRC. L'objectif affiché était de renforcer le droit des adoptés à connaître leurs origines. Passer par le NCRC suffit-il donc ? Les appels de ce jour-là apportent la réponse : non.

Le temps de l'adopté n'est pas celui de l'administration

Le décret d'application en vigueur prévoit que la décision de communication doit être notifiée dans un délai de 15 jours à compter de la réception de la demande, ou de 45 jours lorsque les informations concernent l'identité des parents biologiques, avec une prolongation possible de 30 jours, soit 75 jours au maximum. Pourtant, selon la presse du début de l'année, 28 % des demandes ont dépassé les quinze jours, et 3 à 5 personnes seulement traitent entre 1 000 et 1 800 demandes par an. Sur le terrain, certains disent avoir attendu près de trois mois. Pour un adopté qui a péniblement pris des congés pour un court séjour en Corée, cette attente dépasse la durée même de sa visite. « Attendez, suivez la procédure » signifie alors, pour lui, renoncer à découvrir son passé lors de ce voyage.

Les archives ne sont pas réunies en un seul lieu

La centralisation n'est qu'un principe ; dans les faits, les archives restent dispersées. Les dossiers du NCRC ne sont pas identiques à ceux conservés par les mairies ou les établissements d'accueil. Certains se recoupent, d'autres n'existent que dans une seule institution. L'intéressé lui-même peine à savoir ce qui se trouve où. Si, à chaque nouvel indice, il faut passer par le NCRC, envoyer une demande officielle de coopération et attendre la réponse, ce temps n'appartient plus à l'adopté mais à l'administration. Les heures passées le 23 septembre à voir deux institutions se renvoyer la responsabilité en offrent un condensé.

 

Lee Seung-hoon, secrétaire général de la Montaigne Overseas Adoption Alliance (MOAA)

Se rendre sur place est en soi un chemin de guérison


Si un adopté souhaite visiter une mairie ou l'établissement où il a vécu, ce n'est pas seulement pour obtenir quelques feuilles de papier. Il veut se tenir dans un lieu lié à son enfance, voir les traces de cette époque, rencontrer quelqu'un qui écoutera son histoire. Un mot chaleureux, un regard accueillant peuvent l'aider à renouer un lien rompu avec sa terre natale. Faut-il, parce que les documents n'existent plus, renoncer aussi à l'accueillir et à chercher avec lui ?

Que le mot « compatriote » se traduise en droits réels

Les adoptés et leurs descendants sont les premiers concernés lorsqu'il s'agit de retracer leur vie et l'histoire de leur famille. Les appeler « compatriotes » tout en leur fermant l'accès à leurs propres archives vide ce mot de son sens. Dès lors que l'identité est vérifiée, chacun doit pouvoir consulter lui-même son dossier. En parallèle de la demande officielle auprès du NCRC, les collectivités locales et les établissements qui conservent des archives doivent ouvrir un guichet permettant de recevoir l'intéressé et de vérifier les documents avec lui. Les responsabilités entre institutions doivent aussi être clairement définies, afin que personne ne revive le jeu de renvoi de ce jour-là.

L'adoption ne s'achève pas avec une génération. Le droit d'accès aux archives doit, lui aussi, se transmettre d'une génération à l'autre.

 

 

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